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novembre 2017

Commerce solidaire : de l’équitable local à favoriser !

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Commerce solidaire : de l’équitable local à favoriser !

Selon un sondage IPSOS, 97% des français connaissent le commerce équitable et 94% émettent à son égard des appréciations positives. Preuve de sa notoriété et de son succès, l’équitable a connu une croissance de consommation dans l’hexagone de 121% entre 2013 et 2016, selon le collectif PFCE (Plate-forme pour le Commerce Equitable – www.commercequitable.org) avec un bond exceptionnel de 42,8 % entre 2015 et 2016. Pourtant, nous sommes bien moins nombreux à connaître le commerce solidaire, à bien faire la distinction entre les 2 et à savoir le repérer dans les rayons.

Commerce équitable et commerce solidaire : quelle différence ?

Le commerce équitable concerne les échanges commerciaux Nord/Sud : les pays du Nord achètent leurs produits à des producteurs, groupements de producteurs ou plantations des pays du sud, selon des accords basés sur des principes d’équité.

Le commerce solidaire concerne quant à lui les échanges Nord/Nord, avec un objectif de dynamisation du tissu local des producteurs par les distributeurs. Ce commerce est tout récent : il est né en 2014 seulement, soit 35 ans après le commerce équitable, grâce un article de loi. Il s’agit  de l’article 94 de la loi sur l’Economie Sociale et Solidaire du 31 juillet 2014, qui permet d’étendre les principes du commerce équitable aux échanges  avec les producteurs au Nord, notamment en France. Ce qui n’était pas permis auparavant.

C’est quoi les grands principes du commerce solidaire ? 

Equitable ou solidaire, le principe est le même : un partenariat commercial fondé sur le dialogue, la transparence et le respect, dont l’objectif est l’équité. C’est-à-dire l’inverse par exemple de ce qui se passe aujourd’hui entre, d’un côté, grande distribution et grandes coopératives, et de l’autre, nos producteurs de lait étranglés. L’équité signifie que l’accord commercial tient compte des conditions de vie des petits producteurs et des travailleurs chez les producteurs plus grands. Il intègre des notions de justice social (Protection des enfants dans l’équitable Nord/Sud par exemple) mais aussi, et c’est encore plus vrai avec le solidaire Nord/Nord, des critères de bonne pratiques environnementales.

Quelles sont les marques et labels solidaires et où les trouver ? 

Concernant l’équitable, nous connaissons presque tous le label le plus répandu : Fairtrade/Max Havelard. Mais attention, il est limité aux accords Nord/Sud et ne concerne donc pas le commerce solidaire Nord/Nord.

Pour ce dernier, notre organisme de certification Ecocert a développé un label spécifique : Il s’adresse aux marques et aux distributeurs engagés dans une démarche de valorisation des producteurs de leur région.

contrôle solidaire par ecocert

Il existe également le label Biopartenaire : plus de 400 produits alimentaires ont reçu cette certification, qui ajoute au concept d’équité l’exigence du Bio, Nord/Sud et Nord/Nord (France essentiellement) confondus. La liste des produits est accessible sur le site : http://www.biopartenaire.com/, ainsi que les filières de leur distribution.

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Le réseau de distribution coopératif Biocoop (https://www.biocoop.fr/) a également développé son propre label solidaire « Ensemble », qu’il distribue dans ses magasins. Là aussi solidarité et bio vont de pair. Les accords (du pur Nord/Nord) sont passés avec des producteurs ou des groupements de producteurs locaux, en priorité.

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Enfin, une marque solidaire créée en 2012 mérite toute notre attention : So Goût (http://www.so-gout.com/). Les produits agro-alimentaires de cette marque sont « made in France », élaborés à partir de matières premières principalement d’origine française, majoritairement Bio et surtout, ils sont issus du secteur du travail protégé et adapté, c’est à dire de nos ESAT (anciennement CAT) et EA. C’est quoi ? Les ESAT (Etablissement et service d’aide par le travail) sont des établissements médico-sociaux dont le personnel handicapé a une capacité réduite au travail. Et les EA, des entreprises d’utilité sociale, qui emploient 80 % de travailleurs handicapés. Pour acheter So Goût, il faut se rapprocher des ESAT ou EA proches de chez soi, en cherchant par exemple dans cet annuaire : http://annuaire.action-sociale.org/etablissements/adultes-handicapes/etablissement-et-service-d-aide-par-le-travail–e-s-a-t—246.html .

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Catherine Terrand

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Pâtes à tartiner chocolat/noisettes : attention au contenu du pot et bienvenue aux alternatives bio

 

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Pâtes à tartiner chocolat/noisettes : attention au contenu du pot et bienvenue aux alternatives bio

Il était une fois une pâte à tartiner au chocolat et aux noisettes, à la recette jalousement gardée, si bien promue et si addictive que chaque seconde, il s’en mange 2,7 kilos : un compteur est là pour le prouver (https://www.planetoscope.com/Autre/1304-consommation-de-nutella-en-france.html ). Sa consommation atteint 230 tonnes par jour en France et 323 000 tonnes par an dans le monde, les français comptant pour 26% de ses fans. Cette pâte à tartiner d’origine italienne est si célèbre, qu’une journée mondiale lui est dédiée, excusez du peu : http://www.journee-mondiale.com/date/05-02.htm

Doit-on pour autant s’en réjouir ? Et continuer de plonger notre cuillère dans le pot à la moindre contrariété, par exemple ? Et surtout, doit-on continuer d’en proposer aux générations futures, au moment du goûter ?

Pas sûr et voici pourquoi.

Des ingrédients qui sont ceux d’un poison

La composition du Nutella n’est pas tout à fait la même suivant le pays d’exportation, lui donnant un goût et une texture différente. Celui fabriqué pour la France affiche sur son étiquette, avec cette police précise : « Sucre, huile de palme, NOISETTES 13 %, cacao maigre en poudre 7,4 %, LAIT écrémé en poudre 6,6 %, LACTOSERUM en poudre, émulsifiant : lécithine (SOJA), vanilline. Sans gluten. »

Le Nutella c’est donc d’abord du sucre. Le fabricant ne dit pas combien en pourcentage, mais UFC-Que choisir l’estime à 50%. Du sucre blanc, raffiné, issu de la betterave : le plus mauvais à la santé. Il contient en outre beaucoup de pesticides et des agents chimiques nocifs dont une neurotoxine qui serait dangereuse pour notre équilibre mental.

Du sucre et de l’huile pour l’essentiel

Le Nutella c’est ensuite de l’huile de palme, pour 20% (estimation UFC-Que choisir). Celle-ci compte beaucoup d’opposants mais aussi quelques défenseurs qui débattent pour savoir si elle bonne ou mauvaise pour notre santé. Un article plutôt bien fait du site La nutrition (https://www.lanutrition.fr/bien-dans-son-assiette/les-nutriments/lipides/la-verite-sur-lhuile-de-palme ), qui s’essaye à rester objectif, conclut que les risques sont modérés à condition d’en consommer peu.   Mais 20% dans chaque cuillérée, ce n’est pas peu.

Même si la composition s’améliore à partir du troisième ingrédient (à condition d’oublier que le lait écrémé utilisé serait issu de vaches nourries au maïs transgénique, et la lécithine issue de soja transgénique également), le Nutella, en résumé, c’est 50% de mauvais sucre et 20% d’une huile décriée. Et surtout, il contient le phtalate (additif chimique) le plus dangereux qui soit, le DEHP, interdit dans nos jouets notamment. Voilà pourquoi beaucoup de ses détracteurs hurlent aujourd’hui au poison : un cri d’alarme qui a fait chuter les ventes de près de 20%.

Pâtes à tartiner saines : ouf, çà existe !

Cette chute des ventes a profité à d’autres, qui ont vu les leurs grimper d’autant. Car pas question pour les accros de se passer de pâte à tartiner au chocolat et aux noisettes. Les alternatives au Nutella, version saine, sont majoritairement bio et c’est dans les boutiques bio ou les rayons bio des supermarchés qu’on peut s’approvisionner. En toute impunité. Pour nous aider à choisir, le site Bio à la une en a testé et classé 10. Composition, goût, texture et prix font partie des critères : http://www.bioalaune.com/fr/actualite-bio/30375/10-pates-tartiner-bio-meilleures-nutella

Faire sa pâte à tartiner « maison » en 3 coups de cuillères à pot !

Mais le mieux, pour être sûr de ce qu’il y a dedans, consiste à fabriquer soi-même sa pâte à tartiner.  D’autant que la recette est toute simple et pas très bien gardée : nous l’avons empruntée au Magazine papier CulturesBio n°89, édité par le réseau Biocoop.

  1. Mélanger dans un saladier 50 grammes de sucre de canne complet (non raffiné) et 50 grammes de cacao maigre.
  2. Allonger ce mélange avec 2 à 3 cuillères à soupe d’eau ou de lait. C’est bon aussi avec de la boisson au riz (NDLR).
  3. Ajouter 250 grammes de purée de noisettes nature (en boutique bio) et bien mélanger.

La pâte est prête à être tartinée. Le reste, s’il en reste, se conserve très bien dans un bocal à ranger dans un placard mais surtout pas au frigo.

Catherine Terrand

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Ces fruits atypiques qui gagnent à être connus… ou pas !

Baby kiwi, kiwano, sapote noir, durian… Ils sont méconnus et originaux par leur saveur, leur odeur, leur texture, leurs propriétés nutritives, ou tout simplement leur apparence. Voici une sélection de 4 fruits atypiques et… savoureux ?

Le baby kiwi

A peine plus gros qu’un grain de raisin (entre 8 et 15 grammes), sans poil, Actinidia arguta est un mini-kiwi originaire d’Asie. Il se cueille dès début septembre dans le sud-ouest de la France. Plus sucré et plus riche en vitamine C, magnésium, calcium et oligo-éléments que le kiwi traditionnel, il est apprécié par les gourmands qui veulent garder la ligne, car il est pauvre en calories et riche en fibres.

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Le kiwano

Long d’une dizaine de centimètres, ce cucurbitacé surprend par sa peau parsemée d’épines cornues qui lui vaut le nom vernaculaire de concombre cornu d’Afrique. Sa chair translucide est verte, juteuse et contient de nombreuses petites graines. Le kiwano possède un goût original rappelant ceux du melon, du citron, de la banane, du kiwi et du concombre. Riche en eau (90 %), il est aussi une bonne source de vitamine C, de fibres, de potassium et de fer.

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 La sapote noire (ou caca poule)

Il existe un aliment qui a la couleur et la saveur du chocolat… avec tous les avantages d’un fruit. La sapote noire est peu calorique (seulement 45 calories pour 100 grammes) et possède une faible teneur en matières grasses et graisses saturées. Très riche en vitamine A, elle contient également quatre fois plus de vitamine C que l’orange ! Elle possède de nombreux nutriments, minéraux et oligo-éléments, du magnésium, du fer ainsi que des fibres. Inconvénient : la préparation du fruit, qui se mange cuit, est longue et peut être décourageante.

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 Le durian

Bien connu en Asie du Sud-est, ce fruit est réservé aux initiés. Il se distingue en effet par une odeur indescriptible et reconnaissable entre mille tant elle peut sembler désagréable. Pourtant, ce « roi des fruits » possède des qualités nutritives insoupçonnées : riche en vitamine C, acide folique, vitamines B6 et A, il contient des minéraux comme le potassium, le magnésium ou le fer (liste non exhaustive). Sa teneur élevée en fibres le rend très efficace pour améliorer le transit intestinal.

 

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