logo

MENU
Ideal green
Home » Ideal green » Eco-citoyenneté : des bonnes pratiques (même) au bureau !

Eco-citoyenneté : des bonnes pratiques (même) au bureau !

| Ideal green | octobre 05, 2017

eco-gestes2

Surveiller sa consommation d’eau, d’électricité, de chauffage, de papier : à la maison, cela va de soi, au travail, c’est moins évident. Voici une liste non exhaustive des principales sources de gaspillage et de pollution au bureau.

En France, les bureaux représentent 208 millions de m2 de locaux qui consomment 275 kWh ep./m2.an, dont 56 % pour le chauffage et 32 % pour les usages spécifiques de l’électricité (multimédia, éclairage). 13 millions d’actifs (46 % de la population active française) y passent en moyenne 200 jours par an. Dans de telles conditions, lutter contre le gaspillage au bureau est essentiel, aussi bien pour des raisons environnementales qu’économiques.

Pour ce faire, l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) publie chaque année des guides pratiques sur les « éco-gestes » qui permettraient de réduire l’impact énergétique de notre activité au bureau.

Près de 85 kg de papier par an et par salarié

Paradoxalement, l’essor du numérique n’a pas encore entrainé une diminution de la consommation de papier. Celui-ci représente 75 % des déchets de bureau. Chaque salarié en consomme entre 70 et 85 kg par an (soit 3 ramettes par mois).

Selon l’ADEME, 25 % des documents sont jetés 5 minutes après leur impression et 16 % des impressions ne sont jamais lues. Les impressions oubliées sur l’imprimante ou jetées sans être lues représentent 400 M€ chaque année.

Le papier peut se recycler jusqu’à 7 fois, le carton jusqu’à 10 fois ; pourtant, le recyclage reste plus important à domicile (41 % des papiers recyclés) qu’au bureau (20 %) ! Au final, le recyclage des papiers évite l’émission de 390 000 tonnes de CO2 par an, soit les émissions annuelles de 200 000 voitures.

  • En conclusion, n’imprimez que lorsque c’est nécessaire, favorisez l’impression en noir et blanc et le recto-verso et donnez une seconde vie à vos documents imprimés en les utilisant comme brouillons.

L’impact environnemental d’Internet

Invisible car dématérialisée, l’utilisation d’Internet représente à elle seule 2 % des émissions de CO2 dans le monde. En effet, faire une recherche sur le web, télécharger et stocker un document en ligne, envoyer ou conserver un e-mail sont autant de gestes anodins, et apparemment immatériels, qui laissent une empreinte bien réelle sur l’environnement. En 2019, Internet engendrera plus d’émissions de carbone que l’ensemble des avions dans le monde…

L’ADEME a calculé que les échanges d’e-mails dans le cadre professionnel génèrent chaque année d’énormes quantités d’émissions de gaz à effet de serre : 13,6 tonnes équivalent CO2( ) pour une entreprise de 100 salariés — soit environ 13 allers-retours Paris-New York — ou encore 136 kg équivalent CO2 par salarié, sur la base de 58 courriels reçus et 33 courriels envoyés, d’une taille moyenne de 1 Mo, par salarié chaque jour.

  • Faites donc attention à cibler les destinataires de vos messages pour en réduire le nombre, à limiter les pièces jointes et à trouver des alternatives quand elles sont trop lourdes ; pensez aussi à supprimer vos spams et messages inutiles !

L’éclairage inutile

Depuis juillet 2013, un arrêté réglementant l’éclairage intérieur et extérieur des bâtiments non résidentiels est entré en vigueur. Celui-ci dispose notamment que l’ensemble des installations d’éclairage des bâtiments non résidentiels doivent être éteintes entre 1h et 7h du matin. De la théorie à la pratique, l’application de cette mesure n’est pas toujours respectée. Pourtant, l’optimisation des éclairages de bureaux pourrait entraîner jusqu’à 70 % de dépenses en moins sur ce poste.

  • Cela n’a l’air de rien, mais pensez à éteindre la lumière en quittant votre bureau !

Le saviez-vous ? Le quartier de La Défense (Ile-de-France) fait partie des sites les plus éclairés en France. Selon B&L Evolution, bureau d’études en développement durable, l’éclairage de ses tours représente, en un seul mois, la consommation annuelle de 4 000 ampoules ou l’équivalent de de 53 500 ampoules allumées quatre heures par jour pendant toute l’année.

1 Kilowatt/heures d’énergie primaire par mètre carré et par an : unité de mesure de la consommation d’énergie primaire. Elle sert notamment à mesurer la performance énergétique d’un bâtiment.

2 Equivalent CO2 : unité créée pour mesurer l’impact des gaz à effet de serre en matière de réchauffement climatique.

Téléchargez le guide de l’ADEME 

Partager :Pin on PinterestTweet about this on TwitterShare on FacebookShare on Google+Share on LinkedIn
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>