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Nouvel art de vivre, la slow-life s’invite à table

| Ideal meal | avril 20, 2018

Nouvel art de vivre, la slow life s’invite à table

Nouvel art de vivre, la slow life s’invite à table

 

Une bonne vingtaine d’années avant Jésus-Christ, le poète Horace nous enjoignait déjà à cueillir le présent dans toute son essence, avec son fameux « carpe diem ». Mais la frénésie du capitalisme est passée par là, nous enjoignant, elle, à toujours plus de rentabilité, de productivisme, de course en avant… jusqu’au burn-out pour 36% d’entre nous, selon la grande enquête « Parlons travail » publiée en 2017 par la CFDT.

Beaucoup plus récent, le concept de slow life ne l’est toutefois pas tant que ça, puisque né dans les années 80, en Italie, porté par le journaliste Carlo Pétrini en résistance contre l’ouverture d’un restaurant MacDo à Rome. Par opposition au fast-food, le terme « slow food » a été lancé, puis « slow life » afin de définir tout un art de vivre. Ce dernier aura mis 30 ans à faire enfin parler de lui dans les médias et à conquérir des émules de plus en plus nombreux : un mûrissement digne d’un très grand cru !

 

C’est quoi la slow life ?

La slow life, c’est renouer avec la simplicité, prendre du temps pour soi, donner du temps aux autres, (re)nouer avec la nature (mettre les mains dans la terre par exemple), éveiller ses sens, développer sa créativité et surtout, savourer l’instant, le présent. Tout un programme, que nous explique très bien la bloggeuse Isabelle Ducau, ex-pharmacienne victime en 2012 d’un burn-out, dans ses carnets du bien-être.

 

A table, on met tous ses sens en alerte 

Dans sa dimension slow food, la slow life est aussi une façon d’être au moment des repas.  La slow life à table, c’est manger en pleine en conscience ! Comment ? En prenant le temps de regarder le contenu de son assiette, d’humer son fumet, d’apprécier couleurs et textures : que d’émotions déjà, où se mêlent gourmandise et curiosité… Des émotions qui explosent une fois le met en bouche, où textures et saveurs sont explorées, en prenant le temps d’apprécier, tous nos sens en alerte. Et bien-sûr, en slow life, on ne mange pas n’importe quoi. On prend aussi le temps de faire son marché, de choisir ses produits et de cuisiner, avec simplicité, sans prise de tête.

 

Slow food : bien dans son assiette, bien dans ses baskets 

Très vite, les bénéfices arrivent. En prenant conscience de ce que nous mangeons au moment où nous le mangeons, nous mastiquons plus doucement, donc nous digérons mieux et nous stimulons plus fortement notre réflexe de satiété : nous mangeons moins et ça se voit ! Et comme on consomme non seulement moins mais mieux, notre santé s’en ressent, au physique comme au mental.

 

La slow life, ça se partage !

Quelques règles ? Faire ses courses en pensant déjà au plaisir de manger, en choisissant des produits de saison, colorés (donc avec beaucoup d’antioxydants), de proximité pour que les saveurs ne soient pas perdues durant le transport, le moins transformés possibles pour laisser parler notre créativité. S’acheter un livre de cuisine expliquée aux nuls, si besoin. Et surtout, à table, oublier télé, tablette et smartphone… et ne pas hésiter à partager ses ressentis gustatifs et émotionnels avec d’autres convives gourmands : que c’est bon !

 

Catherine Terrand

 

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