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Trop d’aluminium dans notre alimentation : comment réduire le risque pour nous et surtout pour nos enfants ?

| Ideal meal | mai 26, 2018

 

Trop d'aluminium dans notre alimentation

Trop d’aluminium dans notre alimentation

 

Parce que c’est le 3ième élément le plus présent dans la croûte terrestre, juste sous nos pieds, on a cru très longtemps l’aluminium sans danger. Au point d’emballer nos sandwichs dans du papier d’alu pour aller pique-niquer et de mitonner des petits plats dans des casseroles et faitouts faits de ce métal. Mais en 2008, l’EFSA (European Food Safety Authority), forte de différentes études sur les dégâts de l’aluminium sur la santé, a tiré la sonnette d’alarme en divisant par 7 sa précédente préconisation. Désormais, celle-ci est de moins de 1 mg/kg pc/semaine ! Heu, décryptage ? Pas plus d’un milligramme d’aluminium par kilogramme de poids corporel et par semaine. Donc, pour un adulte de 60 kg, pas plus de 60 mg d’aluminium par semaine, soit 8,5 mg/jour. Et pour un enfant de 20 kg, pas plus de 20 mg/semaine, soit 2,8 mg/jour.

Et sinon, quoi ? Quels risques au-delà de cette dose hebdomadaire ?

L’aluminium est principalement toxique pour le système nerveux et le tissu osseux. Il peut générer des encéphalites infectieuses ou des troubles psychomoteurs, et, au niveau osseux, de la décalcification ou ostéomalacie. Il est également suspecté d’augmenter les risques de certains cancers (du sein notamment) et de maladie d’Elsheimer. De nouvelles études sont en cours pour l’attester.

 

Et comment savoir si nous dépassons le seuil critique ?

Une étude (la plus représentative à ce jour), appelée EAT2 et menée par l’ANSES, estime l’exposition moyenne de la population française à l’aluminium à 0,28 mg/kg pc/semaine chez les adultes et 0,42 mg/kg pc/semaine chez les enfants (de 3 à 17 ans). Comme il s’agit de moyennes, cela démontre que nombre d’entre nous dépasse forcément le seuil,  les enfants en tête !

Le problème est que l’aluminium est presque partout dans notre alimentation : dans les céréales et légumes qui poussent dans les sols, mais aussi dans les produits laitiers, dans le chocolat, dans de nombreux laits infantiles et pots pour bébé. Dans l’eau que nous buvons aussi, mais dans une faible mesure. Et dans les additifs alimentaires, mais dans une plus faible mesure encore. Selon l’ETA 2, les contributeurs à l’aluminium trouvé dans notre corps sont, dans l’ordre : Pour les adultes, les produits céréaliers (à hauteur de 20%), les légumes (14%), le thé (11%). Chez les enfants, les produits céréaliers (27%), les légumes (12%), le lait et produits laitiers (9%), le chocolat (5%). Tout le reste des apports est réparti dans de multiples denrées.

 

Comment limiter notre exposition à l’aluminium ?

La solution n’est certes pas de cesser de consommer des légumes ou des céréales, qui nous sont indispensables et bénéfiques. Ni même de faire la chasse aux étiquettes : peine perdue, rien n’est mentionné concernant l’aluminium ! Pire : d’une laitue à l’autre, provenant d’un même potager, le taux peut varier sans qu’on maîtrise pourquoi.

Alors, que faire ? Tout simplement limiter nos autres apports, tous ceux dont on peut très bien se passer.

On évite donc, autant que faire se peut :

  • Les aliments vendus dans des emballages en aluminium : canettes, barquettes, boites. On leur préfère ceux en pots ou bouteilles de verre, dans du papier ou même sous plastique alimentaire, très contrôlé.
  • De cuire ou de conserver nos aliments dans des récipients en alu. Cent grammes de  tomates cuites puis conservées ainsi peuvent apporter plus de 6 mg d’alu d’un coup !
  • De prendre des médicaments contenant de l’aluminium ou des sels d’aluminium (c’est écrit sur leur notice). Par exemple, les pires d’entre eux, les pansements gastriques et les antiacides, en vente libre dans les pharmacies.
  • Les déodorants et autres cosmétiques contenant de l’aluminium ou des sels d’aluminium, car la peau est perméable à l’alu. Ces déodorants sont suspectés, via une étude autrichienne, de multiplier par 2 le risque de cancer du sein.
  • De donner trop de produits céréaliers à nos enfants. On privilégie pour eux le fait maison, à base de farine de quinoa ou de châtaignes, par exemple.
  • Pour les bébés, les laits infantiles épinglés par 60 millions de consommateurs, même si l’enquête date de 2014.

 

Catherine Terrand

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